jeudi 25 février 2010

Monologue

Faire de la politique à notre petit niveau, ça n'a pas grand sens. Je veux dire quoi, je vais changer le monde ? Sans doute non, d'ailleurs ce n'est pas à moi à le changer. Il faut juste trouver les bons dirigeants qui sauront faire de leur mieux en écoutant les gens qui en ont besoin. Le reste, peu importe...

La révolution, elle doit se faire dans la tête, pas dans la rue, pas dans les urnes. C'est tellement dur de devenir libre, enfin d'avoir "ni Dieu, ni maître" quoi. C'est un combat, une lutte avec soi même que si on y consacre pas son temps alors c'est foutu d'avance.

Je pense avoir identifié trois axes sur lesquels construire ma vie, ma vérité. C'est la philosophie et la raison, l'art et l'émotion et enfin l'amour du prochain (l'amour et l'amitié quoi)

Why not...

dimanche 7 février 2010

L'espèce humaine et son devenir.

Nous découvrons que nous sommes les Robinsons de l'île "Terre". Une fois passé le choc de ce constat, il nous faut choisir un objectif. Celui du Héros de Daniel Defoe a été de rester en vie le plus longtemps possible afin de participer à l'évènement qu'il désirait tant, le jour où un navire de passage le délivrerait. Sa confiance en ce dénouement espéré était conforté par la lecture de la Bible où il trouvait l'assurance que Dieu ne l'abondonnerait pas. Ces efforts pour rendre ce séjour le plus agréable possible n'était pas justifié ou tout au moins au début par la recherche du confort mais par le désir de survivre jusqu'à sa délivrance.

Et bien tout aussi désolé que Robinson, nous savons qu'aucun vaisseau cosmique n'apparaîtra pour nous emmener ailleurs. Nous sommes ignorés non seulement par notre planète mais aussi par ses voisines du système solaire comme par toutes les étoiles de notre galaxie. Certes, cette univers nous a produit mais il a utilisé pour nous construire les mêmes procédés et les mêmes outils que pour faire apparaître par exemple des gouttes d'eau sur une feuille d'olivier, ce qui est tellement joli. Ou pour remplir d'invisibles ondes électromagnétiques les espace entres les galaxies.

Cet atelier qu'est la Terre et que nous avons cru hors de portée de notre compréhension, semble doté d'un tout petit nombre de machines outils. Ce sont les forces d'interactions entres les particules, et l'univers se contente souvent de séries répétitives. Nous l'avons admiré trop vite. Au fond, cet univers qui nous a fait n'est pas tellement complexe. N'imitons pas Robinson. Il est inutile de scruter vainement l'horizon. Pour échapper au syndrome du prisonnier, pour découvrir une issue à la spirale vicieuse de nos déceptions, ça n'est pas à un ailleurs lointain qu'il faut rêver mais à l'ailleurs qui est en nous. Comme Robinson, il nous faut prolonger autant que la nature nous le permettra, notre conscience d'être. Le sentiment de lutter contre la mort peut suffire à notre besoin d'être plus que nous même. Dans cette guerre qui sera, nous le savons bien, finalement perdue par chacun de nous et par notre espèce, nous pouvons remporter des batailles limitées. Ces succès provisoires peuvent être regardés comme d'éclatantes victoires mais ces victoires, nous le savons bien, aboutiront nécessairement à une défaite finale.