jeudi 8 septembre 2011

Si imprévisible et pourtant ....

23 ans. Déjà plus d'un quart de notre vie qui est passé entres nos doigts. Et dans ces un quart il ne nous reste très peu de souvenirs depuis notre naissance à notre plus tendre enfance. Avec une moyenne d'âge de 80 ans en France, il nous reste du temps pour en profiter me diriez-vous. Mais au fond, vous savez pertinemment que le temps passe vite, que les prochaines étapes de la vie (vie de couple, travail , fiancaille, mariage, (divorce ?) enfant, maison, credit, retraite, (accident ?), etc...) ne sont pas loin. La vie c'est comme les montagnes russes. On met du temps à monter la pente mais la descente est rapide, brute, imprévisible et forte en émotions et bien vite le tour se termine sans que vous ne sachiez ce qu'il s'est passé.
Alors avant de monter dans les montagnes russes, prenez le temps de visiter le reste du parc car une fois dessus tout s'emballe et se termine très vite. Trop vite...

mercredi 29 juin 2011

Ces femmes là...

Des cheveux noirs aux reflets ammoniaqués enrobant son visage fin.
Des lunettes de soleil ne laissant dépasser qu'un trait de crayon sur ces sourcils appauvris. Une fourrure factice, un collier offert par un fils tombé dans l'oubli.
Des doigts surchargés de bagues, le souvenir d'un mari trop tôt disparu, tenant entre l'index et le majeur un fume-cigarette en argent reflétant son âge avancé.
Elle prend une bouffé, recrache sa fumée avec une douce sensualité, et de sa voix rauque contrastant avec son élégance, elle vous invite à prendre un verre.

Ces femmes que l'on aime le temps d'une soirée.

Ces cougars délaissées.

lundi 19 juillet 2010

Suite d'idées .....

A quoi sert la philosophie ? A rien du tout et c'est pour cela qu'elle est utile. Elle est utile dans la mesure où est inutile ce qui sert à quelque chose à la fin des fins et que la philosophie ne servant à rien du tout, nous enseigne à nous attacher à ce qui, en apparence, n'a pas d'utilité.
Ce n'est pas si facile de devenir ce qu'on est, de retrouver sa mesure profonde. Devenir ce qu'on est .... il faut entendre la liberté. Vous savez la liberté, trois terme pour la liberté :
1. "je fais ce que je veux" Bon ben on ne va pas s'attarder là dessus parce que celui qui dit "je fais ce que je veux" d'abord ignore qu'il est déterminé à vouloir ce qu'il croit vouloir de lui même donc laissons de côté le libre arbitre.
2. il y a celui qui dit " Je veux ce que je fais". Celui là est dans la résignation...
3. il y a celui qui dit "Je deviens ce que je suis". Alors celui là il y a une version essentialiste qui consisterais à dire mais alors la liberté n'est que dans le développement d'une substance préalable que vous ne faites que déployer .... Non ! Devenir ce qu'on est, c'est tout simplement accepter de marcher dans ses pas. C'est accepter non pas d'être dans la résignation mais être dans le consentement qui repose sur la découverte de la nature sans homme. S'acheminer vers une sagesse où tout était déjà conquis. C'est magnifique parce que c'est une définition de la philosophie mais une définition inversée de la philosophie. On dit souvent de la philosophie qu'elle est amour de la sagesse, désir d'une sagesse qui à cet égard lui fait défaut. C'est dire d'ailleurs que l'amour de la sagesse n'est pas sage parce que si l'on désire la sagesse c'est qu'on ne la pas. De sorte que l'amour de la sagesse est un amour fou. On réduit la philosophie bien souvent à l'amour de la sagesse, pourquoi ? Parce qu'on indexe le désir sur le manque. Le désir étymologiquement c'est desidus, l'absence de l'étoile, que l'on peut comprendre à la fois comme la nostalgie de l'étoile et donc désirer de décrocher la lune, un désir qui n'est jamais satisfait, ou bien l'absence totale de l'étoile. c'est pour cela que l'on parle des pourceaux d'Epicure. C'est pas parce ce sont des cochons qui se vautrent dans la fange. Non c'est parce que la colonne vertébrale du pourceaux ne lui permet pas de regarder le ciel. Ainsi le désir en question qui constitue une définition classique, métaphysique, traditionnelle de la philosophie, ce désir là situe la sagesse loin de nous, à bonne distance, à suffisamment bonne distance pour qu'on ne l'atteigne jamais... On a un rapport asymptotique à la sagesse. La philosophie est amour de la sagesse. Proposons alors la sagesse de l'amour, c'est à dire la joie, l'art d'aimer le monde malgré ce qu'il a de déplaisant. On pourrait trouver ça absurde et incohérent. Après tout le monde n'a rien de réjouissant.... De quelle droit, moi, pourrais-je m'en réjouir ? Il n'y a pas une certaine forme de folie ou d'obscénité à le faire ? Folie peut être .... Obscénité non ! Pourquoi ? Parce que être dans un rapport de joie au monde c'est être en l'occurrence aimer le monde malgré ce qu'il a de déplaisant c'est à dire ne pas redoubler la douleur qui me vient du monde par la plainte qui s'élève contre cette douleur. En somme celui qui n'est pas dans la joie, celui qui subit le monde, celui qui espère comme le philosophe espère la sagesse, un jour supprimer le malheur qui est le sien. Celui qui à cet égard oublie que le plus important à déjà commencer, celui là est cohérent, subie le monde et s'exprime de façon fidèle à ce que le monde lui propose. Le monde est triste, il est triste, il fait moche vous pleurez... Celui là est cohérent mais en même temps la douleur qui est la sienne se double de la plainte qui s'élève contre cette douleur elle même alors que dans la joie vous souffrez. Mais comme dit Spinoza, celui qui a des regrets est malheureux deux fois.
Ainsi être dans la joie, c'est être fou, c'est être incohérent mais c'est une folie qui à cet égard à peut être plus de sagesse que la simple cohérence d'un rapport de cause à effet par rapport au monde. L'appartenance au monde ne nous situe pas dans un rapport de cause à effet à son endroit. Donc cette sagesse où tout était déjà conquis, c'est une sagesse absolument magnifique qui vient, qui renvoi également à l'évangile et comme un acte de foi comme une profession de foi. La foi c'est quoi ? C'est comme la joie, le foi tient bon malgré tout les démentis que le monde lui apporte, la joie tient bon malgré tous les démentis et l'amertume que le monde nous propose. Cette sagesse où tout est déjà conquis, ça n'est plus la philosophie, c'est la sophiaphilie disons, la sagesse de l'amour. Là où la spiritualité répudie la morale, où le bonheur naît le l'absence d'espoir, où l'esprit trouve sa raison dans le corps.
L'opposition entre la spiritualité et la morale est en vérité une opposition entre l'éthique et la morale c'est à dire entre l'adhésion au singulier, le rapport au singulier à l'individu et des grandes valeurs morales, un décalogue auquel il suffirait de se plier pour conformer son existence à l'idée qu'on s'en fait. En somme, qu'est ce que ça veut dire ? Ça veut dire que l'on est sensible aux douleurs qui nous sont épargnées.
Il ne faut pas humaniser le monde mais le déshumaniser, à le dépouiller de ce que les hommes y déposent pour supporter d'y vivre. En quoi le ciel peut-il sourire chez un homme qui a déshumanisé le monde, qui a dépouillé le monde de ce que les hommes y déposent. En quoi le monde peut-il être beau alors qu'il ne nous est plus familié, alors qu'il ne nous ressemble plus. Il faut alors rompre avec deux perspectives : l'hédonisme et la théologie. Pourquoi ? Parce que l'hédonisme comme la théologie reposent sur un déni de la réalité. La théologie au sens le plus classique du terme spécule sur les dividendes d'un comportement ascétique le temps de la vie. Cette négation du présent au profit d'un futur, qu'il soit imaginaire ou non, semble un déni de réalité. L'hédonisme, il faut vivre chaque instant parce que c'est le dernier pourquoi ? Parce que vivre l'instant comme si c'était le dernier, c'est profiter de la vie le plus possible mais c'est vivre dans l'angoisse chacun des instants de la vie. C'est éprouver l'angoisse, essayer en permanence de conjurer l'angoisse que l'on éprouve de sorte que l'hédonisme comme la théologie, le fait de prier ou de "s'envoyer en l'air", d'aller au ciel ou d'aller au 7ème ciel, ces deux hypothèses relèvent d'un déni de réalité. L'hédonisme récuse la réalité dans la mesure où l'on entretient un rapport anxieux de celui qui parce qu'il a peur que la vie s'achève, se dépêche d'en jouir mais en jouit dans l'anxiété. Ainsi comment transcender cette alternative de l'hédonisme et de la théologie ? Et bien non pas en ajournant le moment de vivre au profit de la vie véritable dont cette vie présente ici bas ne serait que le préambule, non pas en jouissant de chaque instant comme s'il était le dernier mais en jouissant de chaque instant comme s'il était le premier ! Et c'est ici l'enjeu. C'est la qualité de chaque instant d'offrir cette alternative d'être à la fois le premier et le dernier de son genre et de nous laissez la liberté d'en profiter comme s'il était le dernier ou comme s'il était le premier. La différence c'est que dans un cas on est dans l'étonnement renouvelé dans un monde que l'on découvre à chaque instant, et dans l'autre, nous ne sommes pas dans l'étonnement mais dans l'angoisse, la représentation d'une mort qui, quand elle arrivera, qu'on ait joui ou non tout au long de la vie, nous laissera dans l'angoisse.
On ne peut savoir d'un homme s'il a réussi sa vie qu'à la dernière seconde, à la dernière minute de sa vie. En somme ce qui caractérise une vie réussie, c'est la façon dont nous mourrons. Avant de rentrer dans le royaume du néant, nous sommes spectateurs mais pour la dernière fois, il ne s'agit plus d'être spectateur, il s'agit de s'intégrer au monde, de faire l'expérience de cette intégration au monde qui est une expérience teintée d'amertume....

lundi 10 mai 2010

L'équilibre fragile du monde

Pour mieux comprendre le déroulement d’une situation complexe, il est parfois utile de recourir à une métaphore, c'est-à-dire à une transposition dans un autre domaine. Les objets évoqués sont différents mais les processus sont semblables. On va imaginer un lac dont la température est de 2 ou 3 degrés. Son eau est naturellement sous forme liquide mais l’hiver approche et la température baisse à 1° et à 0° et rien ne change apparemment. A -1° et à -2° l’eau est toujours liquide mais il suffit alors du moindre évènement, un caillou lancé dans le lac, pour que sa surface se transforme en glace. L’équilibre eau-glace était instable, l’eau du lac était, comme le dit la physique, en surfusion, prêt à changer d’état en un instant.

Jules Verne qui était à l’affût des curiosités scientifiques pour alimenter les aventures de ses héros, a utilisé ce phénomène pour tirer d’affaire les enfants du capitaine Altérasse. L’un d’eux, isolé par l’eau, est libéré par la glace. Il a suffit qu’il jette un caillou.

L’humanité de ce début de siècle, apparaît semblable à ce lac. Elle est en situation d’équilibre mais cet équilibre est instable. Elle est donc à la merci d’évènements anodins qui pourront provoquer des conséquences planétaires. Le domaine où ce constat s’impose, avec le plus d’urgence, est celui que nous avons longuement exploré : Les conflits entres nations ou entres peuples. L’accumulation d’un stock d’armes nucléaires capable de faire disparaître en peu de temps toutes les espèces évoluées dont la nôtre peut mettre un terme définitif à l’aventure humaine. Il suffit, pour provoquer cette fin absurde, qu’elle détenteur de l’une de ses armes choisissent de déclencher le suicide collectif généralisé, de préférence à une soumission à une loi commune. Même les précautions prisent par les démocraties pour désigner leurs responsables, ne mettent pas à l’abri de tels comportements. Les nations qui disposent de ses armes ne sont pas toutes des démocraties. Le pire est possible et tous le savent mais notre imagination peine à prendre la mesure de la monstruosité de l’enjeu. Plutôt que de les regarder en face, nous travestissons nos angoisses en les réduisant à un jeu de rôle que certains présentent comme une certaine dissuasion mais finalement c’est un jeu et la réalité ne sera pas un jeu.

jeudi 25 février 2010

Monologue

Faire de la politique à notre petit niveau, ça n'a pas grand sens. Je veux dire quoi, je vais changer le monde ? Sans doute non, d'ailleurs ce n'est pas à moi à le changer. Il faut juste trouver les bons dirigeants qui sauront faire de leur mieux en écoutant les gens qui en ont besoin. Le reste, peu importe...

La révolution, elle doit se faire dans la tête, pas dans la rue, pas dans les urnes. C'est tellement dur de devenir libre, enfin d'avoir "ni Dieu, ni maître" quoi. C'est un combat, une lutte avec soi même que si on y consacre pas son temps alors c'est foutu d'avance.

Je pense avoir identifié trois axes sur lesquels construire ma vie, ma vérité. C'est la philosophie et la raison, l'art et l'émotion et enfin l'amour du prochain (l'amour et l'amitié quoi)

Why not...

dimanche 7 février 2010

L'espèce humaine et son devenir.

Nous découvrons que nous sommes les Robinsons de l'île "Terre". Une fois passé le choc de ce constat, il nous faut choisir un objectif. Celui du Héros de Daniel Defoe a été de rester en vie le plus longtemps possible afin de participer à l'évènement qu'il désirait tant, le jour où un navire de passage le délivrerait. Sa confiance en ce dénouement espéré était conforté par la lecture de la Bible où il trouvait l'assurance que Dieu ne l'abondonnerait pas. Ces efforts pour rendre ce séjour le plus agréable possible n'était pas justifié ou tout au moins au début par la recherche du confort mais par le désir de survivre jusqu'à sa délivrance.

Et bien tout aussi désolé que Robinson, nous savons qu'aucun vaisseau cosmique n'apparaîtra pour nous emmener ailleurs. Nous sommes ignorés non seulement par notre planète mais aussi par ses voisines du système solaire comme par toutes les étoiles de notre galaxie. Certes, cette univers nous a produit mais il a utilisé pour nous construire les mêmes procédés et les mêmes outils que pour faire apparaître par exemple des gouttes d'eau sur une feuille d'olivier, ce qui est tellement joli. Ou pour remplir d'invisibles ondes électromagnétiques les espace entres les galaxies.

Cet atelier qu'est la Terre et que nous avons cru hors de portée de notre compréhension, semble doté d'un tout petit nombre de machines outils. Ce sont les forces d'interactions entres les particules, et l'univers se contente souvent de séries répétitives. Nous l'avons admiré trop vite. Au fond, cet univers qui nous a fait n'est pas tellement complexe. N'imitons pas Robinson. Il est inutile de scruter vainement l'horizon. Pour échapper au syndrome du prisonnier, pour découvrir une issue à la spirale vicieuse de nos déceptions, ça n'est pas à un ailleurs lointain qu'il faut rêver mais à l'ailleurs qui est en nous. Comme Robinson, il nous faut prolonger autant que la nature nous le permettra, notre conscience d'être. Le sentiment de lutter contre la mort peut suffire à notre besoin d'être plus que nous même. Dans cette guerre qui sera, nous le savons bien, finalement perdue par chacun de nous et par notre espèce, nous pouvons remporter des batailles limitées. Ces succès provisoires peuvent être regardés comme d'éclatantes victoires mais ces victoires, nous le savons bien, aboutiront nécessairement à une défaite finale.

mardi 29 décembre 2009

Le chemin de la vie.

Le temps est composé d'instants qui, se précipitant vers le passé, tracent le chemin de la vie aussi sûrement qu'ils conduisent jusqu'à sa fin. Il est bien rare que l'on s'arrête pour examiner ce chemin et chercher les raisons pour lesquelles les choses arrivent. Il est rare que l'on se demande si l'on a vraiment choisi le chemin que l'on suit ou bien si on l'a pris par hasard, les yeux fermés.
Mais imaginons que l'on puisse s'arrêter pour faire l'inventaire de chaque instant précieux avant qu'ils ne soient passés. Pourrait-on voir alors les innombrables choix qui ont données forme à notre vie et, voyant tous ces choix, pourrait-on prendre un autre chemin ?